L'utilisation de notes 2.0

Suite à la lecture du très bon article de Nathalie Lenoir, m’est venue une interrogation à propos de ces beaux cahiers à spirales qu’elle utilise : comment fait-elle pour y les vidéos YouTube qu’elle évoque ? Comme on trouve toujours plus geek que soi, je vous présente trois outils assez indispensables pour les phases de recherches, en amont de l’ à proprement parler de .

Le logiciel Scrivener propose, outre de formater vos scénarios, de collecter et de vos pendant les recherches préalables. Outre son prix conséquent, son interface stressante et sa pénétration dans le monde des écrivains à peu près nulle, il est avéré que différents logiciels séparés mais bien ciblés, nous aideront davantage dans cette phase qu’un seul monstre fourretout que l’on ne quitterait de la première idée au mot FIN. Comment donc collecter, classer et utiliser ces notes… mieux que dans un cahier à spirales ?

Papers : imaginez que, par le plus grand des hasards, vous collectionnez foule d’articles, d’extraits d’articles, d’extraits de bouts d’articles de compte-rendus de faits divers. Vous n’êtes évidemment pas le seul. C’est là que est votre ami : issu du monde de la scientifique, il permet de collecter et de classer n’importe quelle sorte d’articles, compte-rendus, images, vidéos… Personnellement j’exporte les articles qui m’intéressent en PDF et les ajoute systématiquement à ma avec mots clefs, origine, auteur… Le logiciel est disponible pour un prix indécent (59 €) sur Mac, PC ou, pour à peine mieux (8,99 €), sur iOS.

Prizmo : imaginez que, après cinq heures de dangereuses recherches à la BNF, vous trouvez enfin cette étude inédite menée par une doctorante américaine pendant deux ans dans le dernier village berrichon (ou savoyard) à n’avoir encore eu aucun contact avec le reste de la civilisation. Mais, là, ruiné par les douze cafés de la journée et la précédente application, vous n’avez plus de quoi photocopier les trois pages de cet incunable qui décrivent Georgette, l’aïeule du village dont vous voulez tant vous inspirer pour votre personnage principale de Mémé dans le concasseur. Heureusement, vous avez installé sur votre smarphone, et, en quelques photos, sous l’œil médusé du surveillant, vous repartez avec, en poche, le contenu qui vous intéresse. Après differents essais, cette application d’OCR s’est révélée clairement la plus puissante, avec une interface sobre et réussie, ainsi que des possibilités de mises en page bien utiles pour insérer le beau portrait de Mémé entre les paragraphes de description. Les fichiers sont ensuite exportables par e-mail, fichiers texte/word ou PDF.

iBooks : imaginez que vous possédez des carnets de notes fébrilement remplis lors de vos lectures d’Aristote, de Robert McKee ou de Frédéric Dard. Ces carnets s’entassent sur votre bureau déjà surchargé, et il vous faut deux heures pour retrouver la moindre citation qui vous ornerait si bien la page de garde de votre nouveau projet. D’ailleurs, vous n’essayez même plus de retrouver ce genre de citations, vous vous arrêtez bien avant sur ces jolis petits dessins qui remplissent vos marges. À ce niveau-là, ou votre logiciel de lecture préféré s’avère indispensable : un mot, une phrase, un paragraphe intéressant ? Bam, surlignés ! Et à la fin de la lecture, il n’y a plus qu’à s’envoyer un joli e-mail avec toutes les notes prises pendant la lecture. J’ai ainsi une jolie petite collection de fichiers de notes simples à re-utiliser par la suite…

Et vous, à quel « .0 » vous situez-vous pour les notes ?