Sorties du 8 octobre 2014

Comme disait l’autre météore surévalué, « tout le monde a deux métiers : le sien et de cinéma ». Et pourtant, souvenez-vous de votre dernière au cinéma : arrivé devant les panneaux rétro-éclairés qui font office d’affiche, vous avez tant hésité sur le à voir que vous avez failli loupé la séance. Votre emploi du temps effréné vous avait empêché de décortiquer les cent quarante pages mensuelles de Positif et de vous faire votre propre avis.

Pour résoudre ce drame quotidien, nous vous offrons cette rubrique hebdomadaire Le film à (ne pas) voir, qui se penche sur les nouveaux films à l’affiche… de manière radicale. Volontairement, notre choix se limitera à uniquement deux films : celui qu’il faut absolument voir, et celui qu’il faut impérativement fuir. Mais, comme nous ne sommes pas critique professionnel, nous ne sommes pas invité aux projections presse et devons donc avouer, non, que nous n’avons pas (encore) vu les films dont nous parlons.

Le film à voir : d’

Pourquoi Alain Cavalier ?

Depuis la mort d’Alain Resnais, du haut de ses 83 ans, Alain Cavalier peut se targuer d’être le Alain le plus brillant en activité derrière la caméra. Pater son précédent film, avec Vincent Lindon, avait réussi à rassembler autant de spectateurs que Johnny Depp et son pourtant étonnant Lone Ranger.

Pourquoi Le Paradis ?

Parce que tout film de ce réalisateur est un événement. Depuis 1968, malgré le succès de ses premiers films classiques, Alain Cavalier décide d’être plus intelligent que la moyenne de ses confrères : à chacun de ses nouveaux films, il expérimente une nouvelle forme, ne se fixant aucune limite ni contrainte sur la manière d’écrire ou de filmer, aucune barrière entre fiction et documentaire, sans jamais se refuser le plaisir de l’humour ni de la dérision malgré toutes ses nobles envies. C’est un peu comme si Tarantino et Godard s’unissaient pour faire un film qui plairait à la fois au Centre Pompidou et à deux millions de Français. Dont nous faisons, bien évidemment, partis…

Le film à ne pas voir : de

Pourquoi ?

Parce que, malgré l’homophonie approximative, ce réalisateur n’a rien à voir avec Christopher Nolan et que, depuis le groupe Indochine, les éternels atermoiements adolescents n’intéressent vraiment plus grand monde.