Sorties du 26 novembre 2014

Comme disait l’autre météore surévalué, « tout le monde a deux métiers : le sien et de cinéma ». Et pourtant, souvenez-vous de votre dernière au cinéma : arrivé devant les panneaux rétro-éclairés qui font office d’affiche, vous avez tant hésité sur le film à voir que vous avez failli loupé la séance. Votre emploi du temps effréné vous avait empêché de décortiquer les cent quarante pages mensuelles de Positif et de vous faire votre propre avis.

Pour résoudre ce drame quotidien, nous vous offrons cette rubrique hebdomadaire Le film à (ne pas) voir, qui se penche sur les nouveaux films à l’affiche… de manière radicale. Volontairement, notre choix se limitera à uniquement deux films : celui qu’il faut absolument voir, et celui qu’il faut impérativement fuir. Mais, comme nous ne sommes pas critique professionnel, nous ne sommes pas invité aux projections presse et devons donc avouer, non, que nous n’avons pas (encore) vu les films dont nous parlons.

Le film à voir : de

Qui est Virgil Vernier ?

Un réalisateur mystérieux, dont le précédent moyen métrage, Orléans a connu un beau parcours et s’est fait remarqué par les plus grands festivals. De ce réalisateur, à part une éternelle moue qu’il trimballe d’un lieu à l’autre, on ne trouvera pas grand chose sur lui. Si ce n’est qu’il semble avoir pris son temps pour parvenir à ce nouveau long métrage – et premier produit sérieusement –, ce qui est plutôt rassurant (n’est-ce pas Xavier Dolan  ;-)).

Pourquoi faut-il aller voir Mercuriales ?

Nous devons rappeler que nous avons été passablement refroidis par plusieurs films de cette année, notamment français, présentés comme brillants et, finalement, tout juste corrects dans le meilleur des cas. C’est même, il faut l’avouer, ce qui a motivé cette chronique – à peu près – hebdomadaire. Et pourtant, là, tous les signaux sont au vert : forme étonnante entre documentaire et fiction, sujet atypique bien éloigné de toute volonté consensuelle ou clinquante, à propos de ces tours construites en bordure parisienne, quasi à l’abandon, comédiens inconnus mais brillants, affiche floue et introuvable sur internet, sélection dans la meilleure des sections cannoises, fuite générale de cette renommée que certains réalisateurs – et leurs distributeurs… – semblent facilement chercher bien plus qu’un bon film… Même les critiques les plus exigents sont formels, c’est là le film français à aller voir cette année. Il n’y a plus qu’à le voir pour le croire…

Le film à ne pas voir :

Parce qu’à l’inverse de Mercuriales, cette énième sortie française cumule toutes les tares qui rendent notre production nationale globalement inintéressante et invend-able-ue.