Une infographie réussie en ce lundi qui nous vient du groupe d’hôtels de luxe Raffles : avec force chiffres et statistiques issues de très sérieuses institutions comme le CNC, le Festival de Cannes ou Wikipedia ils ont résumé l’histoire du cinéma français depuis sa création.

Vous pouvez en voir la version intégrale ici, mais la section la plus intéressante est celle qui affiche une sélection (sommaire) des films français les plus marquants : 4 à 5 films par décennie de 1920 à 1970… puis plus rien jusqu’en 1981 et 2 films pour chacune d’elles à partir de 1990. Certes, vu le métier initial du groupe arabo-quatar possédant cet hôtel, on ne peut exiger d’eux une cinéphilie à la pointe et il pourrait leur être reproché d’effectuer une selection assez cliché. Pourtant, cette infographie peut être rapprochée d’autres statistiques plus compétentes et sur lesquelles nous sommes tombés la semaine dernière : les Top 10 que publie régulièrement The Criterion Collection.

On ne présente – presque – plus cet éditeur de films qui s’est spécialisé depuis trente ans dans les parutions de films d’auteur, classiques comme contemporains, avec des exigences de qualité et de diversité rarement égalées. D’abord en laserdiscs, puis en , Blu-Rays et vidéo à la demande, plus de 700 films ont bénéficié de ces éditions prestigieuses, et attestent de la pertinence cinéphilique de cette société.

Cette dite société à la compétence maintenant établie, s’amuse, par ailleurs, à demander à force artistes d’établir leur liste des dix films qu’ils préfèrent. Parmi eux, citons notamment : Wes Anderson, Alex Baldwin, Steve Buscemi, Roger Corman, Guillermo del Toro, Xavier Dolan, James Franco, William Friedkin, Aki Kaurismäki, Christopher Nolan, Nicolas Winding Refn, Paul Schrader, Martin Scorsese, Johnny To ou… Sonic Youth. Sans y avoir fait de statistiques précises que les plus chevronnés d’entre vous ne manqueront pas de pratiquer, on y sera agréablement surpris de la proportion de films français qui y figurent : y est attestée à nouveau l’importance de cette production… jusque dans les années 70. De manière plus radicale ici, mais sans surprise au vu des sorties hebdomadaires sur nos écrans, on peut, là, constater une quasi absence de films tricolores ayant moins de trente ans… De quoi, effectivement, dire qu’il faut se réveiller.

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