Toute la presse cinématographique bruisse aujourd’hui de la sortie du film Paris est à nous, savamment mercatisée par l’ogre Netflix qui n’en finit pas d’occuper l’actualité.

La stratégie rappelle fortement celle de l’auto-proclamé film-guérilla Donoma de Djinn Carrénard qui, sans surprise, n’a pas vraiment donné de nouvelles depuis.

Farouches opposants à cette énième incarnation mortifère du capitalisme débridé que représente cette entreprise étatsunienne, nous ne pouvons guère dire grand chose de plus que, pour une fois, nous sommes tentés de suivre l’avis peu enthousiaste du Figaro plutôt que l’énième coup de cœur des Inrocks — qui devraient plutôt s’occuper d’autre chose.

Heureusement, pouvant compter sur quelques amis de bons conseils, nous avons découvert ce sidérant Éloge du Rien du serbe Boris Mitić qu’Arte met gracieusement en ligne jusqu’au 28 mars prochain.

Il serait évidemment vain de se répandre en longs commentaires sur ce chef d’œuvre, plus essai que documentaire, intelligent, sensible, drôle, poétique, plus chef d’œuvre qu’autre chose.