Mécaniques

Depuis ses commencements, le cinéma est un industriel dans lequel il faut souvent plonger les mains dans le cambouis. L’arrivée du ne diminue pas la et l’extravagance de certaines installations de prise de vue comme le recensent les amis de Grip Rigs auxquels on a emprunté la photo en tête de cet article. En vrac, dans la , un panorama de diverses installations, dites de qui ont marqué l’ du cinéma… et les plans réalisés avec…

Dès 1928, le L’Aurore marque l’esprit par sa brillante utilisation, et la présence de l’un des premiers mouvements tortueux de cinéma, à travers et marais, réalisé en mettant la sur un chariot dédié, souvent appelé Dolly.

Afin de parfaire la rectitude et de ne pas subir les aléas de du sol, ces dollys sont, le plus souvent, posées sur des rails, ce qui donne le de caméra dit de travelling. Le mouvement fondamental d’une caméra est appelé panoramique : il consiste, lui, à ne faire bouger que la caméra, support restant immobile. Pendant des décennies, en dehors de l’utilisation exceptionnelle de grues, hélicoptères ou autres, ces deux mouvements étaient les seuls qui s’offraient au répertoire des cinéastes pour déplacer la caméra, sans compter la voix de Jean-Luc Godard.

En 19, le film The Shining, réalisé par un certain Stanley Kubrick, marqua — notamment — les esprits par l’utilisation d’un nouvel équipement : le steadicam. Celui-ci permet, en contrepartie d’un large sur- supporté par l’opérateur, de déplacer la caméra avec une fluidité exceptionnelle, même en courant, et connut un grand succès d’utilisation dès la de ce film.

Depuis une bonne dizaine d’années, un dernier dispositif est venu concurrencé ces lourds appareillages : le cardan, mieux connu sous son nom de . Son remonte au moins à l’Antiquité, ce n’est que très récemment qu’il a connu un large : la position de la caméra est contrôlée par trois moteurs sans balai qui permettent de corriger instantanément chaque modification d’axe. Selon la taille de la caméra, ce dispositif de peut quasiment se fondre dans le dispositif d’accroche de la caméra, que ce soit un trépied, un , ou… une poignée, et permet d’imaginer les mouvements les plus complexes.

En même , le coût, l’encombrement et le poids de ces dispositifs diminuent, tandis que l’efficacité de la stabilisation et l’étendue des mouvements permis augmentent. L’utopie derrière tout cela est clair : égaler le meilleur stabilisateur connu au monde, a.k.a la vision humaine.