De quelques gemmes d'ILM

Comme vous n’êtes pas sans le savoir, un certain film de science-fiction est sorti récemment, et s’accapare le devant de la scène médiatique. Sans revenir sur le produit lui-même, mais en considérant plutôt notre passion pour les VFX, nous pouvions difficilement éviter quelques sur le studio derrière toute cette  : ILM. Ce studio, pionnier dans le domaine de la , travaille le aussi bien que l’image, comme nous en avions déjà débattu ici. Nous voulons donc revenir ici, maintenant, sur son dans le domaine de l’image.

Pour cela, vous pouvez lire un recueil d’entretiens avec les principaux protagonistes du studio depuis sa création. Mais, au lieu de longs discours, vous pouvez comprendre l’histoire du studio en quelques vidéos que nous avons rassemblées en exclusivité pour vous, chers lecteurs. Il y a d’abord la en tête de cet article, bande démo officielle et rutilante de tout ce qu’a produit le studio depuis sa création il y a quarante ans. Et puis, il y a ces cinq films qui sont autant d’étapes essentielles dans l’histoire de l’entreprise :

Le dragon du lac de feu de Matthew Robbins en 1981

Le secret de la pyramide de Barry Levinson en 1985

Willow de Ron Howard en 1988

Terminator 2 de James Cameron en 1991

Jurassic Park de Steven Spielberg en 1993

Vue ainsi, l’histoire de ce studio prend une toute autre apparence : sur cinq films, à peine deux parviennent à survivre visuellement au mauvais goût rédhibitoire des années . Surtout, il y a cette obsession incroyable pour les monstres sous toutes leurs formes : animaux, robots, ou hybrides, créatures toutes taillées pour une terreur ni réaliste ni transcendante, évitant soigneusement le fantastique comme le naturalisme. Toujours prédomine la matière, sous toutes ses formes, métal, peau, verre, , à laquelle sont subordonnés les esprits, les idéaux ou les sentiments. Il y a, évidemment, la pregnance de ce typiquement étatsuniens. En même , ce sont les premisses du destruction porn qui viendra dominer le Hollywood de nos jours avec en tête de proue, et dont le studio est le collaborateur, bien sûr. De nos jours, d’ailleurs, la s’est encore affinée jusqu’à devenir presque transparente. Mais, in fine, la des films a-t-elle vraiment dépassé les pires films de la défunte Cannon ?