Tiens ton droit

Dans les obscures de cette qui ne manque pas d’, on apprend que l’émule purement chinoise des bâtisseurs de caméras, Kinefinity, jette l’éponge dans la course au RAW. Les conséquences de cette nouvelle ne concerneront sans doute pas n’iimporte quel quidam, mais la raison en est exemplaire : cette fonctionnalité tant convoitée ces dernières années est empêchée par… un brevet. À savoir que le grand manitou de la mercatique cinématographique, RED, a eu la lumineuse idée de déposer un tel sur l’enregistrement de données faiblement compressées.

Ce brevet a la dent dure, Apple, par exemple, s’y est déjà cassée les dents et a accepté de passer à la caisse pour utiliser une telle fonctionnalité. Cette dernière ayant tenté, par ailleurs, de breveter… le déverrouillage d’un écran de smartphone par glissement de doigt… Mais ce n’est pas la sans des brevets qui nous intéresse ici : cette actualité ne fait que souligner la fermeture complète du domaine audiovisuel. Chaque d’une au format — c’est-à-dire à peu près toutes les vidéos numériques existantes au monde — nécessite une licence du consortium homonyme. Technicolor, Dolby ou Adobe ont également bâti leur empire, non sur une supériorité technologique réellement éprouvée mais sur leurs brevets surveillés comme des forteresses.

Et encore, c’est sans évoquer le verrouillage complet que tentent de recréer les plateformes en ligne, verrouillant la circulation des œuvres de leur conception jusqu’à leur diffusion — ou leur enterrement, selon le … La de la propriété intellectuelle dans ce milieu est impressionnante : les chefs opérateurs les plus célèbres ont longtemps maintenu secret la moindre de leurs petites techniques. À l’heure où copyleft ou Creative Commons permettent de dépasser ces limitations préhistoriques, ces guerres semblent aussi datées que d’avant , sans qu’il n’y ait forcément de réelle opposition tenable face à cette industrie omniprésente.